Décrochage scolaire © kolett - Fotolia.com

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« Nous avons à diminuer de moitié en cinq ans le nombre de décrocheurs, sur 2012-2017, sachant que nous comptions plus de 6 300 décrocheurs à la rentrée 2012. Mais, en l’espace de deux-trois ans, de 2011 à 2013, la chute est déjà de l’ordre de – 42 % », constate Laurence Naert, Csaio et responsable de la MLDS (Mission de lutte contre le décrochage scolaire, ex-MGI) dans l’académie de Nancy-Metz, dans un entretien à AEF mi-juillet 2014. Cette diminution suppose « une démarche engagée en amont, au cours du cursus ordinaire du collège, par des professeurs qui […] envisagent de travailler différemment et avec d’autres établissements » en mettant en place des actions collectives. Ces établissements vont ainsi repérer en amont les publics fragiles et envisager des solutions adaptées, sur le volet scolaire et le projet d’orientation de l’élève.

Des dispositifs efficaces

La Csaio identifie alors les dispositifs les plus efficaces déployés sur les territoires lorrains pour lutter contre le décrochage : stages en CFA ou en lycée professionnel à destination des collégiens (pour leur faire découvrir un métier et les motiver), activités culturelles et sportives, médiation avec les familles… Cette mise en œuvre repose sur le réseau Foquale (avec 15 comités de réseau) avec l’appui des corps d’inspection.

Enfin, autre enjeu, « il paraît nécessaire de repérer les profils aujourd’hui non pris en charge pour développer de nouveaux dispositifs adaptés, mais également de développer de la souplesse entre les dispositifs, notamment entre les Daip, les missions locales et les E2C« , indique la responsable de la MLDS dans l’académie de Nancy-Metz.