Frais d’inscription à l’université : 14 établissements « hors-la-loi » (Unef)

14 établissements d'enseignement supérieur français réclament des frais d'inscription illégaux à leurs étudiants, pouvant aller jusqu'à 800 euros, selon un rapport publié par l'Unef.

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Selon un rapport publié par le syndicat étudiant Unef, 14 universités pratiquent des frais d’inscription illégaux, allant jusqu’à 800 euros par an.

Le palmarès des établissements hors-la-loi

Le syndicat rappelle que « le montant des frais d’inscription pour les diplômes nationaux est fixé par arrêté ministériel chaque année ». « Les établissements d’enseignement supérieur peuvent faire voter au sein de leurs conseils d’administration des frais complémentaires« , à condition qu’ils soient facultatifs. Certains frais peuvent également être considérés comme illégaux s’ils couvrent « des dépenses générées par des activités qui relèvent des missions normales d’un établissement public d’enseignement supérieur« .

C’est l’Institut d’administration des entreprises de Grenoble qui décroche la palme, avec 800 € de frais illégaux pour « informatique et multimédia », écrit l’Unef. Présenté comme « facultatif », ce service est en fait « obligatoire pour suivre la formation délivrée par l’IAE », poursuit le syndicat.

Le second établissement du palmarès est l’université de Mulhouse, qui facture jusqu’à 400 € à ses étudiants pour « accès aux salles en libre service », « tirage de polycopiés », « sorties pédagogiques », « ouverture de la bibliothèque le soir », selon l’Unef.

Sur la 3e marche du podium de l’Unef se trouve Centrale Paris (330 € pour « frais de polycopiés »).

Viennent ensuite Centrale Lyon (170 €), l’université Paris-Dauphine (90 €), l’ENSAI (64,90 €), l’université Panthéon-Assas (53 €), l’université de Montpellier-1 (40 €), l’université de Nice (40 €), l’université de Toulouse-1 (20 €), l’université d’Aix-Marseille (15 €), la Nouvelle université de Bordeaux (13 €), l’université d’Avignon (10 €), et l’université de la Rochelle (8 €).

Une sélection « illégale » des étudiants

En outre, 33 universités sont pointées du doigt par le syndicat pour sélectionner illégalement leurs étudiants à l’entrée de certaines licences ou masters. « Certaines formations dispensées en première année nécessitent, selon l’université, de prérequis indispensables qui justifieraient une sélection », explique le syndicat. « La sélection illégale se matérialise de façon diverse. Par un tri fait à partir d’un dossier, d’un entretien ou des notes du baccalauréat, mais aussi en franchissant la ligne jaune entre d’une coté ‘l’orientation active’ qui est légale et de l’autre un refus pur et simple d’inscription pour certains profils d’étudiants qui est illégal ».

Ainsi, selon l’Unef, l’université Paris-5 sélectionne ses étudiants à l’entrée de 2 licences et 34 masters, selon l’Unef. A Avignon, ce sont 4 licences et 21 masters qui sont concernés, tandis qu’à Paris-4, ce sont 14 licences et 7 masters, dénonce le syndicat.

D’après l’Unef, « la pénurie budgétaire est la première motivation des universités autonomes pour augmenter le montant des frais d’inscription ou limiter leur nombre d’étudiants ».

L’année dernière, le rapport de l’Unef avait déjà épinglé 24 établissements pour leurs droits d’inscription illégaux, et 27 pour sélection illégale des étudiants.

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