Benoît Hamon souhaiterait favoriser la mise en place d’une initiation à l’informatique et au code dans les écoles primaires, a-t-il laissé entendre la semaine dernière lors d’une audition à la Commission des affaires économiques de l’Assemblée. Le ministre de l’Education nationale s’est dit « favorable à ce que dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires nous puissions réfléchir à la manière d’inciter un certain nombre de territoires, d’écoles, de collectivités à initier les élèves du primaire au code et au langage informatique« .

L’informatique dans le projet de socle commun

Le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture du Conseil supérieur des programmes prévoit que l' »élève sait que les équipements informatiques utilisent une information codée et il est initié au fonctionnement, au processus et aux règles des langages informatiques ; il est capable de réaliser de petites applications utilisant des algorithmes simples ». Toutefois, il n’est pas précisé à quel niveau cette initiation doit débuter. Benoît Hamon entend s' »appuyer sur la réforme des rythmes scolaires pour que cette initiation au code et au langage informatique puisse commencer dès le primaire », a-t-il indiqué.

Les enseignants de technologie désireux d’enseigner l’informatique

Un tel enseignement ne sera pas imposé, a toutefois expliqué le ministre, pour qui il « paraît prématuré de vouloir resserrer les apprentissages fondamentaux au primaire par l’ajout d’un enseignement obligatoire au code. Mais « au collège, cela peut parfaitement s’inscrire dans ce qui relèvera du socle de connaissances et de compétences des élèves et donc nous avons là une véritable opportunité de mieux former les élèves français au code », a-t-il poursuivi. Les enseignants de technologie seraient « très demandeurs de pouvoir porter ces enseignements-là », selon lui.

En février dernier, la Société informatique de France avait lancé un appel à François Hollande pour faire de l’informatique une discipline obligatoire au collège et lycée, estimant que les jeunes Français étaient « analphabètes » en la matière.