Dans un entretien publié hier dans Le Figaro, Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, s’exprime au sujet du bac, devenu « une simple certification du secondaire », dont les « mentions n’ont plus aucune utilité pratique ».

Philippe Tournier met en avant le fait que pour le passage dans le supérieur, le baccalauréat ne sert à rien. En effet, « les affectations dans le supérieur sont connues avant les résultats du bac », et ajoute-t-il, « il est possible d’intégrer une classe préparatoire prestigieuse en ayant passé l’oral de rattrapage ».

Les barèmes doivent être relevés

Paradoxalement, les épreuves du bac sont de plus en plus difficiles, et en conséquence pour la notation, les barèmes doivent être relevés. Pourquoi ? Parce qu’il n’est politiquement pas possible d’afficher une baisse des résultats.

« Chaque ministre se doit d’afficher un taux supérieur à celui de son prédécesseur, pour flatter l’opinion. Mais jusqu’où faut-il aller ? » demande ainsi Hubert Tison, secrétaire général de l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG), cité le 29 juin par Le Figaro.

L’APMEP (Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public) de son côté réagit aussi, alors que les barèmes de notation de l’épreuve de maths au bac S ont été relevés, suite à la pétition « Éducation nationale : Il faut arrêter le carnage des sujets du bac S« .

9 élèves sur 10 vont réussir

« Pourquoi ne pas annoncer que ‘nous avons besoin’ par exemple de 90 % de bacheliers à 2 % près ? » clame ainsi Bernard Egger, président de l’APMEP. Et d’ajouter : « A-t-on peur d’annoncer aux élèves d’une classe ‘normale’ de terminale que 9 sur 10 vont réussir leur examen ? Ils le savent déjà, et, comme l’a montré la pétition, ils le revendiquent ».

Alors bientôt, comme l’annonce Philippe Tournier dans son interview, 100 % de réussite au bac ?