Les collégiens qui ne passent pas le brevet et les lycéens qui ne passent pas le bac sont quasiment en vacances depuis le début du mois de juin, bien que l’année scolaire se termine officiellement le 5 juillet pour les élèves de seconde. Entre les profs mobilisés pour préparer les épreuves d’examens, les conseils de classe déjà passés, les manuels à rendre, les vrais cours se font rares et les professeurs n’ont plus vraiment de moyens de pression pour inciter les élèves à venir.

Le Figaro étudiant consacre un article à ces « orphelins de juin » parfois laissés à eux-mêmes, désœuvrés. « La majorité des parents travaillent et toutes les activités associatives ne commencent qu’au mois de juillet. C’est le casse-tête pour occuper les enfants », observe Valérie Marty, présidente de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep).

« Le mois de juin est le plus inégalitaire« , souligne Abir Tripura, secrétaire général de la Fédération indépendante lycéenne (Fidl). « Certains prennent de l’avance en partant à l’étranger, ce que tous ne peuvent pas se permettre. D’autant plus que les conséquences de ces quelques semaines rabotées se font sentir toute l’année, quand les professeurs stressent pour faire tenir un programme très chargé dans un temps raccourci. »

Certains établissements proposent des activités aux élèves, tels des stages d’observation en entreprise, des activités sportives ou des sorties dans des parcs d’attraction, mais tous les établissements n’ont pas les moyens d’en organiser. La « reconquête du mois de juin » souhaitée par l’ex-ministre de l’Education nationale Xavier Darcos est loin d’être une réalité.

Certains profs se lâchent sur Twitter pour dénoncer les goûters et les films qui remplacent progressivement les cours, l’absentéisme chronique des élèves – et celui des professeurs aux derniers conseils de classe de l’année :