Le baccalauréat 2014 étant terminé, le ministre de l’Education nationale lance ce mardi une « conférence nationale sur l’évaluation des élèves« , son premier chantier depuis son arrivée rue de Grenelle. Il souhaite en effet en finir avec les « notes sanctions » à l’école et parvenir d’ici à décembre à un « consensus » sur une notation plus bienveillante. « Aujourd’hui, notre système d’évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains », déclare Benoît Hamon dans un entretien accordé au Parisien.

Pour lui, « l’évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu’elle soit plus exigeante, qu’elle en dise plus; qu’elle soit bienveillante et qu’elle stimule au lieu de décourager« .

« Les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l’erreur » et qui s’abstiennent le plus de répondre « par peur de faire une faute », a-t-il par ailleurs tenu à souligner.

Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, estime que Benoît Hamon, après le débat sur les rythmes sco­laires, pose une vraie ques­tion et « apporte une vraie solution« .