Dans son rapport sur « La situation et les perspectives des finances publiques » publié ce mardi, la Cour des comptes craint que les dépenses de l’Education nationale en matière d’emploi ne mettent en péril les économies prévues sur le budget de l’Etat en 2014.

Rattrapage des recrutements

Les dépenses d’augmentation de la masse salariale de la fonction publique ayant dépassé de 0,2 milliard d’euros les objectifs prévus l’an dernier, il faudrait une baisse conséquente cette année « pour que les crédits inscrits en LFI pour 2014 ne soient pas dépassés ».

Malheureusement, les objectifs de recrutements n’ont pas été atteints en 2013 dans certains ministères dits « prioritaires », et en premier lieu dans l’Education nationale. La Cour des comptes craint donc un « rattrapage » des recrutements au cours des prochaines années pour atteindre les objectifs annoncés sur le quinquennat (54.000 postes supplémentaires).

Risque de dépassement de 200 à 400 millions

Elle dénonce également « le risque récurrent d’une surestimation du nombre de départs en retraite« , qui pourrait fortement diminuer les économies prévues, puisque les enseignants sont mieux payés en fin de carrière. Au total, le risque de dépassement budgétaire du ministère de l’Education se situerait entre 200 et 400 millions d’euros.

C’est pourquoi la Cour des comptes propose une série de mesures, parmi lesquelles le gel des effectifs des ministères prioritaires (dont l’Education nationale), la rénovation des régimes indemnitaires, et la diminution de certaines mesures salariales (notamment les heures supplémentaires).