Pour atteindre leurs objectifs, les Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), ouvertes en septembre 2013, doivent veiller à avoir parmi leurs équipes des « formateurs professionnels venus du terrain, indique le rapport sénatorial « l’an I des écoles supérieures du professorat et de l’éducation : un chantier structurel » publié ce mardi.

Le rapporteur de la mission d’information sur ces nouvelles écoles, Jacques-Bernard Magner, a notamment précisé que « l’erreur à ne pas commettre, c’est de recruter des formateurs de terrain hors-sol, qui n’auraient plus de liens réels avec les élèves ».

Les ESPE accueillant les étudiants titulaires d’une licence qui se destinent aux métiers du professorat et de l’éducation, « doivent devenir un lieu de dépassement des anciennes contradictions idéologiques entre les IUFM et les universités. Pour cela, il faut travailler à bâtir un esprit d’école que chacun partage au-delà des métiers, des cultures et des pratiques administratives », insiste Jacques-Bernard Magner.

A la demande de la commission de la culture du Sénat, un débat sur les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ÉSPÉ) aura lieu en séance publique ce soir en présence du ministre Benoît Hamon.