Bac 2014 : les nouvelles technologies au service de l’examen

Le passage d'épreuves en visioconférence et le renforcement de la détection des fraudes font partie des nouveautés du bac 2014, présentées ce matin par le ministère de l'Education nationale.

Présentation baccalauréat bac 2014

La Dgesco Florence Robine a présenté aujourd'hui les spécificités du bac 2014.

Alors que les épreuves écrites du baccalauréat général et technologique débutent la semaine prochaine en métropole, la directrice générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) Florence Robine a présenté les nouveautés de la session 2014.

« Après une légère baisse l’an dernier, les effectifs sont à nouveau en hausse », annonce Florence Robine. Près de 22.000 candidats supplémentaires sont attendus par rapport à la session 2013, soit 3,3% d’augmentation. En tout, quelque 687.000 candidats âgés de 13 à 92 ans vont passer les épreuves terminales des bacs général, technologique ou professionnel, et près de 478.000 candidats sont inscrits aux épreuves anticipées.

La voie professionnelle, rénovée en 2009 avec un bac pro désormais obtenu en 3 ans au lieu de 4, accueille la majorité des candidats supplémentaires, avec près de 12% d’augmentation des effectifs. « Les mentalités évoluent, les élèves comme les entreprises y trouvent leur intérêt », explique Florence Robine. Tandis que la voie littéraire ne représente plus que 16% des effectifs du bac général : « les objectifs de la réforme du lycée n’ont pas été complètement atteints sur le rééquilibrage des séries », reconnaît la Dgesco, même si « la chute a été enrayée ».

Epreuves passées en visioconférence

Principale innovation de cette édition 2014, il est désormais possible de passer certaines épreuves du bac à distance en visioconférence ou webconférence. Ce recours inédit aux nouvelles technologies doit garantir l’accès au bac aux élèves « éloignés géographiquement, ou se trouvant dans des circonstances exceptionnelles (hospitalisés, incarcérés ou handicapés) ». Il facilitera aussi le passage de certaines épreuves de langues rares, comme l’épreuve orale de tahitien qui a lieu à Bordeaux.

La dématérialisation et la numérisation des copies se développe par ailleurs dans certains centres à l’étranger, pour faciliter la correction à distance, mais ce dispositif « onéreux » ne devrait pas être généralisé en métropole.

Enfin, les conditions particulières de passage des élèves en situation de handicap ont été mieux prises en compte. Les épreuves écrites sont étalées sur six jours au lieu de cinq précédemment, pour garantir des journées d’épreuves de moins de huit heures aux candidats bénéficiant d’un tiers-temps.

Meilleure détection des fraudes

La question de la sécurité est prise très au sérieux par le ministère, dans la continuité des mesures mises en place depuis deux ans par Vincent Peillon. Les lieux où sont entreposés les sujets ont été particulièrement sécurisés, et les services de police sont notifiés à chaque « rumeur » de fuite.

Tous les candidats sont informés par oral, avant le début de la première épreuve écrite, des sanctions encourues en cas de non-respect des consignes. Par ailleurs, le déploiement de détec­teurs de télé­phones por­tables se poursuit dans les centres d’examen. Les smartphones sont aujourd’hui la première cause de suspicion de fraudes.

Le travail mené sur la détection des fraudes a permis d’identifier 469 tentatives de triche en 2013, contre 419 l’année précédente. « Mais pour un million de candidats, le phénomène reste énormément marginal« , souligne Florence Robine. « La plupart des élèves passent les épreuves en toute honnêteté. »

Les candidats souhaitant s’entraîner une dernière fois pourront consulter les archives des sujets des trois dernières années sur la plateforme Prep’Exam, ou consulter les sujets 2014 déjà tombés dans les centres étrangers de Pondichéry ou d’Amérique du Nord.

2 commentaires sur "Bac 2014 : les nouvelles technologies au service de l’examen"

  1. Loys Bonod  12 juin 2014 à 8 h 39 min

    La plus grande partie des fraudes ont été commises avec des téléphones portables en 2013. Et encore il en s’agit que des fraudes ayant été identifiées. Et cette année, nouveauté avec les montres connectées (au point que les consignes sur les sujets d’examen en font mention : on n’arrête pas le progrès). Alors oui, les nouvelles technologies sont bien « au service de l’examen » !Signaler un abus

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  2. DANIEL ONFRAYPENNAC  15 juin 2014 à 19 h 09 min

    les TIC et la fraude !!! Et ce n’et même pas un gag ; les techniques informatiquesde la communication donc mais contre l’échange . Serais cecela ‘l’injonction paradoxale, ou l’oxymore metaphorique ??
    Voilà bien la synthèse de cette armée en déroute .
    A quand les dénonciation pour les professeurs lucides resistants qui doutent de l ‘efficacité et du coût dans son fond comme dans sa forme d’une telle Ecole de l’élitisme selectif pitoyablement anti republicain de sans joie, sans plaisir d’apprendre. heueusement qu’il y a APPLE et google ??? pour les autodidactes et la nouvelles education de l’université populaire digitale par e learning . FJB Franck Juste BonnefondSignaler un abus

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