Des proches du ministre de l’Education Benoît Hamon ont indiqué vendredi à l’AFP que le rattrapage de la journée de rentrée scolaire pourrait être géré localement. Ce qui revient à dire qu’il ne sera pas obligatoire. Ce rattrapage n’est en tout cas pas mentionné dans le projet d’arrêté sur les dates de pré-rentrée et de rentrée qui sera soumis au CSE le 12 juin prochain.

La rentrée des enseignants aura lieu en effet le 1er septembre et celle des élèves le 2. Le ministère souhaitait initialement que la rentrée des enseignants se fasse le 29 août, et celle des élèves le 1er septembre. Ce calendrier avait été publié au Journal Officiel.

Or, « l’annonce en début d’année d’une ren­trée fin août pour les trois pro­chaines ren­trées en 2014, 2015 et 2016, avait pro­vo­qué un tollé chez les ensei­gnants contraints à rac­cour­cir leurs vacances. Un pré­avis de grève avait été déposé [par les syndicats] pour la jour­née du 29 août ».

Pas de rattrapage de la journée de classe du 1er septembre

Pour justifier son changement de calendrier, le ministre avait fait part d’un problème technique informatique, rendant impossible pour la date initialement prévue l’accueil de 40 000 enseignants supplémentaires.

Les informaticiens du ministère de l’Education nationale, en colère, avaient démenti l’existence de ce bug, et clamé qu' »en mai 2014, per­sonne ne va croire que les ser­vices infor­ma­tiques de l’administration ne seraient pas capables de trai­ter un pro­blème de date blo­quée dans un logi­ciel infor­ma­tique ».

La pré-rentrée des enseignants étant désormais bien fixée au 1er septembre, c’est donc une journée de classe en moins pour les élèves, qui devaient initialement reprendre les cours ce jour-là. Cette journée devait être rattrapée par les enseignants au cours de l’année, mais devant le tollé provoqué par cette annonce, en particulier auprès des chefs d’établissement, il semblerait que finalement ce rattrapage ne soit plus obligatoire.