En Tunisie, on ne plaisante pas avec les fuites de sujet au baccalauréat. La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné en mai dernier une élève à deux ans de prison ferme, un employé de l’administration régionale de l’enseignement à trois ans de prison, et un professeur à un an de prison et une amende de 100 dinars (45 euros), dans le cadre d’une fuite de sujets découverte en juin 2012.

Quatre autres élèves impliqués dans l’affaire ont également écopé d’une amende de 100 dinars.

En France, de tels fraudeurs risquent jusqu’à trois ans de prison et 9.000 euros d’amende, mais aucune condamnation de cette ampleur n’a jamais été prononcée. L’élève qui avait diffusé sur Internet un sujet de mathématiques au baccalauréat scientifique 2011 a par exemple été blanchi par les juges.