40 maires de Drôme et deux de l’Ardèche se sont réunis ce lundi soir pour demander à l’Etat l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires ou au moins une année de plus pour son application. Décidant d’entrer en résistance contre celle-ci, les maires, principalement de sensibilité de droite ou UMP, vont s’associer au recours déposé au conseil d’Etat par des élus de région parisienne.

« Se donner les moyens nécessaires pour la réforme »

Selon les 42 maires, la réforme des rythmes scolaires « prend en otage les parents, les enseignants et les élus sans pour autant apporter d’amélioration au bien-être de l’enfant ». Toutefois, bien que ces derniers pointent du doigt de nombreuses difficultés dans l’application de la réforme (recrutement des encadrants, manque de locaux, coût financier…), ils se sont engagés à se donner les moyens nécessaires de la mettre en place « au cas où » l’État respecterait son calendrier, soit dès la rentrée prochaine.

Enfin, les élus souhaitent établir « un service minimum de garderie dès la rentrée afin de ne pas laisser les parents sans solution de garde », ont-ils annoncé dans un communiqué ce mardi.