Oral du bac © lassedesignen - Fotolia.com

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« Argumenter sans réciter le cours »

Charlène Landry, professeur de français au lycée Durzy à Villemandeur (Loiret)

« En français, le candidat doit expliquer un texte en répondant à une question. Le texte est choisi par l’examinateur parmi une liste d’œuvres étudiées en classe. L’oral se termine par un échange sur son exposé. La notation porte sur la connaissance du cours, l’argumentation et l’aptitude au dialogue de l’élève. Les bons candidats ont des connaissances solides, ils parviennent à argumenter sans réciter leurs cours, ils se sont appropriés le texte. Lors de l’échange avec l’examinateur, ils osent expliquer leur exposé et rebondissent sur les questions posées. Le français est souvent la première épreuve orale que passent les lycéens. Se retrouver face à un examinateur est impressionnant, je travaille avec mes élèves sur la gestion du stress, qui peut les déstabiliser. »

« Inutile de masquer des méconnaissances »

Eric Barbazo, professeur de mathématiques au lycée Vaclav Havel à Bègles (Gironde)

« L’épreuve orale de rattrapage  en mathématiques consiste à résoudre un exercice simple, de façon méthodique, en s’appuyant sur ses connaissances. L’élève doit soigner son écriture et gérer l’espace du tableau sur lequel il résout l’exercice. S’exprimer clairement, être courtois et honnête est nécessaire. Inutile de masquer des méconnaissances, l’examinateur le verra tout de suite. L’oral est une épreuve stressante pour tous les candidats et nous en avons conscience. Les examinateurs ne sont pas là pour les piéger mais pour les orienter dans la bonne direction. Au rattrapage, nous devons déterminer si l’écrit a été raté par accident ou par réel manque de connaissances. Le candidat qui a travaillé pendant l’année scolaire est en principe rattrapé. »

« Prendre la parole librement »

Jean-Luc Breton, professeur d’anglais au lycée Racine à Paris

« A l’oral, le candidat présente un dossier comprenant deux textes étudiés en classe auxquels il a ajouté des documents illustrant ou complétant les textes. Chaque document correspond à une notion du programme : ‘Lieux et formes du pouvoir’, ‘Espaces et échanges’, ‘Mythes et héros’ et ‘Idée de progrès’. L’examinateur interroge l’élève sur son dossier et les notions qui s’y rapportent. Une discussion s’engage. La pertinence des documents intégrés au dossier est essentielle. Un bon candidat présente un dossier personnel et original, qui fait le lien entre les différentes notions vues en cours. L’objectif n’est pas de commenter les documents mais de prendre la parole librement. Ce qui est primordial, c’est la qualité de la communication de l’élève, sa capacité à exprimer des idées personnelles. »

« Exposer ses connaissances de manière organisée »

Antoine Tresgots, professeur d’histoire géographie au lycée Durzy à Villemandeur (Loiret)

« Les classes de premières des séries STD2A, STI2D et STL passent l’épreuve d’histoire- géographie à l’oral. Les élèves doivent répondre à trois questions et analyser un document. Pour toutes les autres séries, l’épreuve de rattrapage est sur le même modèle. L’évaluation porte sur la maîtrise des connaissances et la clarté de l’exposé. Un bon candidat est un candidat à l’aise, qui connaît son cours et qui expose ses connaissances de manière claire et organisée. Il ne faut pas que le candidat ait peur de répondre. Une non-réponse est pire qu’une réponse erronée sur laquelle le professeur peut essayer de rebondir pour aider l’élève. »

Diane Dussud