La bataille contre le décret Peillon, prévoyant le passage à la semaine de classe de 4 jours et demi ne faiblit pas. Le président de l’Association des maires de France (AMF), Jacques Pélissard (UMP), a appelé l’Etat, dans un communiqué publié ce jeudi, à « assumer ses responsabilités » et à « offrir un véritable assouplissement du calendrier et des modalités » de la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2014-2015.

« Laisser aux communes la plus grande liberté »

L’AMF, qui regroupe près de 36 000 maires en France, rappelle également que « les activités périscolaires sont une compétence non obligatoire des communes » et « qu’il convient de laisser à celles-ci la plus grande liberté pour les organiser selon des modalités qu’elles définissent localement, en fonction des réalités du terrain ».

En plus de la préoccupation majeure du financement de la réforme, un certain nombre de maires ont fait remonter « les problèmes de recrutement et de qualification des personnels d’encadrement, de taille des locaux, de la spécificité des écoles maternelles, de transports scolaires », indique le communiqué, après une consultation lancée par l’association auprès des 24 000 communes ayant une école.

Ainsi, l’AMF se prononce pour un véritable assouplissement du calendrier et des modalités. En réclamant notamment un report au 6 juillet, au lieu du 6 juin, de la date limite pour adresser à l’Education nationale les projets pédagogiques prévus à la prochaine rentrée scolaire.