Le Conseil d’Agglomération de Montpellier s’est réuni ce lundi soir et a adopté un vœu dans lequel il demande au gouvernement « d’assouplir le calendrier » de la réforme des rythmes scolaires et « d’autoriser les villes à une mise en place en septembre 2015« . Celui-ci a été adopté à une large majorité par le conseil d’agglomération qui compte 31 communes, dont 10 ont déjà mis en place la réforme.

Des raisons financières

Au regard de l’importance de la réduction des dépenses publiques, Philippe Saurel, maire de Montpellier, avait déjà adressé une lettre au ministre de l’Education nationale dans laquelle il expliquait les raisons de ce report. Il estime, en effet, à 20 millions d’euros environ la baisse de dotations de l’Etat pour la capitale régionale : « dans ce nouveau contexte, le coût élevé de la réforme des rythmes scolaires paraît difficilement supportable. J’en veux pour preuve les premiers retours d’expérience des villes qui ont choisi de la mettre en œuvre à la rentrée dernière ».

Ainsi, plusieurs communes ont voté en faveur de ce vœu notamment pour des raisons financières. « Comment allons-nous financer » la réforme ?, a indiqué Isabelle Touzard (SE), maire de Murviel-les-Montpellier.

Philippe Saurel, qui a eu trois fois ce week-end Benoît Hamon au téléphone, a malgré tout décidé d’appliquer la réforme à la rentrée 2014. « Nous appliquerons la loi. Les communes seront obligées de se conformer. Nous n’allons pas faire la révolution sur la question des rythmes scolaires. Mais je lui ai dit qu’il était de notre devoir de dénoncer l’absence de finances ».