Gérald Darmanin, député-maire UMP de Tourcoing et vice-président de Lille Métropole en charge des transports et de la sécurité, est l’un des huit maires de l’agglomération lilloise à demander le report d’un an de la réforme des rythmes scolaires, dans une lettre datée du 12 mai et adressée au Premier ministre Manuel Valls.

Les élus, représentant « plus de 200.000 habitants et plus d’une centaine d’écoles », voient dans ce report « la seule solution d’apaisement qui convienne », affirmant que « les aménagements proposés » par le ministre de l’Education nationale Benoît Hamon « ne permettent pas dans le temps imparti de proposer de nouveaux scénarios » pour ces rythmes scolaires.

Problèmes de financement

Ils demandent également un soutien financier plus important. « Il est paradoxal que l’Etat demande d’un côté aux communes de faire de lourdes économies budgétaires et d’un autre, de leur imposer des dépenses conséquentes« , écrivent-ils.

Malgré les assouplissements annoncés par Benoît Hamon, d’autres maires restent insatisfaits. Le conseil municipal de Marseille, présidé par le sénateur-maire (UMP) Jean-Claude Gaudin, a ainsi réclamé fin avril un moratoire, menaçant de ne pas appliquer la réforme à la prochaine rentrée si son coût n’était pas intégralement compensé par le gouvernement.

Jean-François Copé, président de l’UMP et maire de Meaux (Seine-et-Marne), insiste pour laisser le « libre choix pour les communes » d’appliquer ou non la réforme.