Lors de la session 2013, 12 435 postes ont été ouverts aux concours enseignants du second degré public soit une augmentation de 23 % par rapport à l’année précédente, a indiqué la Depp dans une note publiée en mai 2014. Cette hausse concerne presque exclusivement la voie externe qui représente 85,5 % des postes. Or l’Education nationale n’arrive pas à faire le plein. En effet, le nombre de candidats est « deux fois moins élevé que celui des postes ».

Ces résultats confirment une tendance observée ces dernières années : le métier d’enseignant n’est plus attractif, en dépit des efforts du gouvernement pour le revaloriser et créer de nouveaux postes.

Maths et anglais : des Capes qui ne font pas le plein

La « crise du recrutement » est confirmée au Capes externe. Près de 1000 postes sont restés vacants lors de la session 2013, soit 16 % des postes offerts. Et ces taux sont d’autant plus importants dans « les deux principales disciplines du Capes » : les mathématiques (31 % des postes non pourvus) et l’anglais (25 %). « On comptait à peine deux candidats présents par poste », précise la Depp. De plus, « le nombre d’admissibles était insuffisant pour parvenir à combler les postes offerts. En mathématiques, on en compte seulement 1 395 pour 1 250 postes, en anglais, 1 286 pour 1 070 postes, et dans les disciplines artistiques, 537 pour 330 », analyse la Depp.