Fiche pédagogique : une sélection des plus grands poèmes commentée

Parmi nos 100 Ebooks téléchargeables gratuitement, nous vous proposons une sélection de chefs-d'oeuvre de la poésie dans une Fiche pédagogique thématique. Présentation.

Poésie © cosma — Fotolia.com

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VousNousIls vous offre la possibilité de télécharger gratuitement 100 ebooks, en partenariat avec Ligaran, éditeur de livres numériques, et la CASDEN.

Vous aurez ainsi le plaisir de lire et de relire les plus grands classiques de la littérature, Balzac, Baudelaire, Diderot, Ronsard, Molière, Zola… inscrits dans les programmes officiels du premier et du second degrés.

Ces 100 livres, entièrement libres de droits, sont disponibles dans les formats pdf et epub, et sont compatibles avec les smartphones, tablettes et ordinateurs.

VousNousIls vous propose de revisiter également dans une Fiche Pédagogique une sélection de ces oeuvres au travers d’une thématique : La poésie, lyrisme, épopée et satire.

La poésie, lyrisme, épopée et satire

Vous pourrez lire ainsi les poèmes de Ronsard, Hugo, Baudelaire, Heredia, Verlaine, Rimbaud, accompagnés de commentaires.

A cette occasion, vous découvrirez combien les poètes mêlent les trois registres de la poésie dans leur œuvre : poésie lyrique, poésie épique et poésie satirique. Car la poésie ne se réduit pas à la poésie lyrique.

Quelques exemples extraits de notre Fiche Pédagogique :
Rimbaud Lyrique

Extrait : Aube, in Illuminations

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse. Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. À la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.
Hérédia Epique :

Extrait : Les Conquérants, in Les Trophées

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;

Ou penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.
Hugo Satirique

Extrait : A propos d’Horace, in les Contemplations

Marchands de grec ! marchands de latin ! cuistres ! dogues !
Philistins ! magisters ! je vous hais, pédagogues !
Car, dans votre aplomb grave, infaillible, hébété,
Vous niez l’idéal, la grâce et la beauté !
Car vos textes, vos lois, vos règles sont fossiles !
Car, avec l’air profond, vous êtes imbéciles !
Car vous enseignez tout, et vous ignorez tout !
Car vous êtes mauvais et méchants ! — Mon sang bout
Rien qu’à songer au temps où, rêveuse bourrique,
Grand diable de seize ans, j’étais en rhétorique !
Que d’ennuis ! de fureurs ! de bêtises ! — gredins ! —
Que de froids châtiments et que de chocs soudains !
« Dimanche en retenue et cinq cents vers d’Horace ! »
Je regardais le monstre aux ongles noirs de crasse,
Et je balbutiais : « Monsieur… — Pas de raisons !
Vingt fois l’ode à Plancus et l’épître aux Pisons ! »
Or j’avais justement, ce jour-là, — douce idée,
Qui me faisait rêver d’Armide et d’Haydée, —
Un rendez-vous avec la fille du portier.
Grand Dieu ! perdre un tel jour ! le perdre tout entier !
Je devais, en parlant d’amour, extase pure !
En l’enivrant avec le ciel et la nature,
La mener, si le temps n’était pas trop mauvais,
Manger de la galette aux buttes Saint-Gervais !
Rêve heureux ! je voyais, dans ma colère bleue,
Tout cet Éden, congé, les lilas, la banlieue,
Et j’entendais, parmi le thym et le muguet,
Les vagues violons de la mère Saguet !

 

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