Ce n’est pas vraiment une surprise : Jean-Paul Delahaye, directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco), très proche de Vincent Peillon, a démissionné. Le nouveau ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, l’a annoncé mercredi en marge d’une audition au Sénat.

Les assouplissements de la réforme des rythmes scolaires en cause ?

Selon France Info et Atlantico, Jean-Paul Delahaye, qui avait élaboré et porté avec Vincent Peillon la loi de refondation de l’école, ne cautionnerait pas les aménagements apportés par Benoît Hamon à la réforme des rythmes scolaires.

La démission de Jean-Paul Delahaye intervient d’ailleurs quelques jours avant le Conseil supérieur de l’éducation du 5 mai, que l’ancien Dgesco devait présider. C’est durant ce CSE que sera présenté aux syndicats le décret complémentaire voulu par Benoît Hamon sur l’assouplissement de la réforme des rythmes

Pourtant, l’entourage de Benoit Hamon assure à l’Express que le départ de Jean-Paul Delahaye n’est en rien lié aux aménagements apportés à la réforme, et relève de raisons « personnelles ». L’ancien Dgesco avait annoncé sa démission dans un courrier au nouveau ministre de l’Education il y a déjà un mois. « Je le remer­cie parce qu’il m’avait remis sa lettre de démis­sion dès le 4 avril, pour des rai­sons qui lui appar­tiennent, a indiqué Benoît Hamon. Je lui avais demandé s’il pou­vait res­ter un petit peu pour me per­mettre une trans­mis­sion opti­male des dos­siers ».

L’ancien Dgesco « en veut surtout à François Hollande »

Le Figaro souligne que le départ de Jean-Paul Delahaye pourrait être lié à la position du gouvernement concernant les questions éducatives. « Jean-Paul Delahaye n’a rien personnellement contre Hamon. Il en veut surtout à François Hollande, qui ne s’est jamais intéressé à l’Éducation nationale« , et qui « considère qu’à partir du moment où il a mis 60 000 postes d’enseignants sur la table, il n’est plus question d’entendre parler d’éducation pour le reste du quinquennat », explique l’historien Claude Lelièvre, cité par le quotidien.

« Je tra­vaille évidem­ment à sa suc­ces­sion, vous connaî­trez très vite le nom de son ou de sa suc­ces­seur », a précisé Benoît Hamon. Selon le Figaro, les noms des rectrices Florence Robine et Béatrice Gille, entre autres, circulent.