Le conseil municipal de Marseille a demandé ce lundi le report de la réforme des rythmes scolaires, qui doit s’appliquer à la rentrée 2014 pour les villes qui ne l’auraient pas fait l’an passé.

Les élus municipaux s’inquiètent du coût de la réforme, que le sénateur-maire (UMP) de Marseille Jean-Claude Gaudin évalue à « 25 millions d’euros ». « Si le gouvernement n’accepte pas le moratoire, on ne mettra pas en oeuvre la réforme », a déclaré à l’AFP Roland Blum, adjoint au maire chargé des Finances. « On n’a pas l’intention de se laisser embrigader dans une affaire qui peut conduire à des déficits publics abyssaux. »

Le maire de Marseille ne se contentera pas des « assouplissements » proposés par le nouveau ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, parmi lesquels la possibilité de rassembler les activités périscolaires dans une seule demi-journée. Il considère que ces « quelques efforts » sont « insuffisants ».

« Cette réforme est une prescription médicale »

Le Parti socialiste regrette cette décision. « Marseille va être ainsi la seule grande ville de France à ne pas souhaiter adopter un décret que 22% des communes respectent déjà et que 99% appliqueront à la prochaine rentrée », a notamment commenté la conseillère municipale Annie Lévy-Mozziconacci. « La semaine de quatre jours est un non-sens biologique (…). Cette réforme est une prescription médicale ! », a insisté l’élue, généticienne de profession.

Jean-François Copé, maire de Meaux et président de l’UMP, a demandé vendredi dernier au ministre Benoît Hamon de laisser le « libre choix » aux communes d’appliquer ou non la réforme.