Il n’y aura « pas de retour aux 4 jours » dans le nouveau texte que va présenter le ministre de l’Education Benoît Hamon sur la réforme des rythmes scolaires. Mais pour répondre à la grogne des municipalités confrontées à des problèmes de financement et de ressources humaines, le ministre a annoncé, ce matin au micro de RTL, plusieurs assouplissements adaptés aux « réalités locales ».

Il a d’abord expliqué que plutôt que de consacrer une heure par jour aux activités périscolaires, celles-ci pourraient être concentrées sur une demi-journée de la semaine. Cela facilitera « une organisation du temps scolaire qui permet de passer des partenariats avec des associations, un conservatoire et d’organiser plus simplement le temps périscolaire. »

De plus, le ministre a également annoncé que la durée de la semaine pourrait être réduite d’une heure, de 24 à 23 heures : « le deuxième assouplissement que nous allons mettre en œuvre, c’est la possibilité d’alléger encore la semaine […] sous la forme d’un allongement du temps de travail au détriment des vacances scolaires, mais tout ceci sous réserve d’un accord avec la commune, la communuauté enseignante, évidemment le rectorat, et que l’objectif de cette nouvelle organisation du temps scolaire soit toujours la réussite de l’élève », a-t-il ajouté.

Une réforme appliquée à la prochaine rentrée

Le ministre a rappelé que toutes les communes devront appliquer la réforme des rythmes à la prochaine rentrée, car « si on imaginait qu’on pouvait de nouveau étaler, ce serait le désordre, et moi, je ne souhaite pas qu’il y ait trop de désordre ».