Effrayer ses élèves n’est pas une bonne stratégie : selon une étude(1) publiée ce lundi dans la revue School Psychology Quarterly, insister sur l’importance d’un examen (« si vous ne travaillez pas plus dur, vous ne réussirez pas ») ou les conséquences d’un échec (« si vous ratez l’examen, vous ne pourrez pas aller à l’université » ou « vous ne trouverez pas de bon boulot ») entraîne une diminution de la note des élèves.

L’étude a porté sur les dix-huit mois de cours précédant le GCSE (équivalent britannique du brevet) et les résultats des élèves à l’épreuve de mathématiques, évaluée par un organisme indépendant. « Les analyses [des résultats] indiquent que quand les enseignants font fréquemment appel à la peur, ou sont perçus comme menaçants, les élèves déclarent une motivation personnelle diminuée », et réussissent moins bien à l’examen que les élèves dont les profs sont plus rassurants, indiquent les auteurs de l’étude.

Importance d’un discours positif, orienté sur le succès

Un discours formulé de façon à insister sur le succès est donc à privilégier : au lieu de « vous ne rentrerez pas à l’université si vous échouez à l’examen », le message « si vous voulez aller à l’université, vous avez besoin de réussir cet examen » peut complètement changer l’état d’esprit des élèves et renforcer leur motivation en leur donnant un but, au lieu d’inspirer des craintes d’échec.

Une différence minime, mais aux vastes conséquences. « Les psychologues scolaires peuvent aider les enseignants à choisir le type de messages à utiliser en classe », affirme l’auteur principal de l’article, David Putwain, docteur en psychologie à l’université d’Edge Hill (Angleterre). « Les enseignants devraient [se demander] comment ces messages peuvent être incorporés dans leurs plans de cours ».