Le ministre de l’Education et la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur ont démenti lundi toute intention de supprimer les aides personnalisées au logement (APL) pour les étudiants non boursiers. « Il n’est pas question que l’on touche à la qualité de vie des étudiants car ça conditionne leur réussite », a indiqué Geneviève Fioraso.

En effet, depuis dimanche, plusieurs organisations étudiantes comme l’UNEF, la FAGE et l’UNI se sont inquiétées d’une possible suppression des APL pour les non-boursiers, suggérée par la Cour des comptes dans le cadre des économies recherchées par le gouvernement d’ici à trois ans.

« Si cette mesure devait être retenue par le gouvernement, il s’agirait d’une attaque historique contre les jeunes et leurs familles », a estimé la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE).

Les APL déjà menacées par le passé

Mais cette proposition n’est pas nouvelle. En effet, les aides au logement pour les étudiants ont déjà été menacées par le passé. En 2009, la Cour des comptes avait envisagé de prendre en compte le revenu des parents dans le calcul des APL, avant d’y renoncer. En 2011, le gouvernement Fillon avait lui annoncé que le cumul des APL d’un étudiant et de la demi-part fiscale dont bénéficient ses parents ne serait plus possible. Devant l’opposition des syndicats, la réforme avait été enterrée.

A noter que d’après la Cour des comptes, supprimer les aides au logement pour les étudiants non boursiers aurait permis à l’Etat d’économiser près de 800 millions d’euros chaque année.