L’Association Française des Acteurs de l’Éducation proposait pour son 36e colloque qui se déroulait à Versailles et à Marly-le-roi, du 4 au 6 avril, de débattre sur un sujet d’actualité : « Peut-on réformer l’école ? ».

Comme le fait remarquer, non sans humour, Daniel Auverlot, président de l’AFAE, dans l’interview qu’il nous accorde lors de la journée d’ouverture du colloque, il ne pouvait pas prévoir que le thème 2014 serait d’une actualité aussi brûlante, le colloque démarrant cette année tout juste deux jours après la nomination d’un nouveau ministre de l’Education nationale… « Notre intention n’était absolument pas polémique » nous précise-t-il.

Il présente ensuite les enjeux et les attentes du colloque 2014, moment d’échanges et de convivialité, réunissant 300 personnes.

« En général, les réformes pédagogiques ne réussissent pas »

Antoine Prost a également livré -lors de son intervention aux côtés de Claude Thélot– sa vision d’historien de l’école. « Quand je regarde les réformes qui ont réussi, […] ce sont toutes des réformes de structure […]. En général, les réformes pédagogiques ne réussissent pas, elles sont beaucoup plus difficiles à faire, parce qu’elles touchent à l’identité professionnelle des professeurs. »

Claude Thélot de son côté estime que « faire réussir tous les élèves, nous n’y arrivons pas et nous y arrivons de moins en moins. […] Je pense que l’on n’y arrivera que si on libère l’expérimentation ».

L’ouverture du colloque a été l’occasion de poser les grandes lignes de la problématique, « Peut-on réformer l’école ? » et de proposer également quelques pistes novatrices. Découvrez-les plus en détails dans notre reportage.