« Actuellement, la dic­tée fait le plus sou­vent l’objet d’une évalua­tion des­cen­dante : par rap­port au texte source, l’enseignant décompte, en néga­tif, les erreurs com­mises » indique le minis­tère de l’Education natio­nale. Or poursuit le ministère, « cette pra­tique, décou­ra­geante pour l’élève, ne per­met pas pour autant de bien cer­ner quelles sont ses dif­fi­cul­tés ortho­gra­phiques et quels remèdes y appor­ter ».

RTL révélait hier que, suite à ces considérations, le ministère de l’Education nationale travaillait actuellement à une nouvelle forme de notation de la dictée, qui ne prendrait plus seulement en compte les erreurs, mais également les réussites. Il s’agirait donc d' »une évaluation positive« . Plus précisément, l’enseignant serait encouragé à « ne plus compter le nombre de fautes mais plutôt le nombre de mots qui sont bien orthographiés » et à « mettre en valeur les obs­tacles sur­mon­tés par les élèves« .

Cette nouvelle méthode de notation a été expérimentée en juin dernier pour la correction de 1500 copies dans les académies de Poitiers et Créteil. Le ministère indique qu’elle semble défa­vo­ri­ser les « bons en dic­tée« , et favoriser « les élèves plus faibles glo­ba­le­ment (notes de 5 à 15) ».

Qu’en pensent les professeurs de français ?