Geneviève Fioraso dans l’entretien qu’elle a accordé hier soir à AEF explique que « ce grand ministère de l’avenir [regroupant Education nationale, Enseignement Supérieur et Recherche] avec Benoît Hamon est une belle opportunité : pour l’orientation -3/+3, pour la présentation des métiers dès le lycée, pour l’harmonisation des stages, pour les Espé ainsi que pour améliorer l’ascenseur social. »

L’articulation entre les différents niveaux d’enseignement sera en effet ainsi favorisée et  » travailler ensemble va nous permettre de gagner en efficacité » estime la nouvelle secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.

Un travail fait en concertation

Concernant la pétition d’universitaires qui circule et demandait sa non-reconduction à un poste au gouvernement à cause de son mauvais bilan de ministre, Geneviève Fioraso juge que « 7 000 ou 8 000 signatures, cela représente à peine 3 % des 265 000 salariés de l’enseignement supérieur et de la recherche publique ». Et par ailleurs qu’il est normal de ne pas faire l’unanimité.

Elle rappelle que son travail s’est toujours fait dans la concertation : les propositions issues des Assises de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont été prises en compte dans la loi sur l’enseignement supérieur et la Recherche.

Enfin, elle rappelle également que le budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est en constante augmentation « 22,44 Md€ en 2012, 22,92 Md€ en 2013 et 23,04 Md€ en 2014 ». Et que tout sera fait pour que les 5000 postes promis en tout dans l’Enseignement supérieur durant le quinquennat (dont 2000 ont déjà été créés) soient bien créés.