« Manuel Valls va-t-il à nouveau desserrer le calendrier qui impose à toutes les villes d’adopter les nouveaux rythmes en septembre 2014 ? » C’est la question que pose Le Figaro ce matin dans un article intitulé « Recul annoncé sur la réforme des rythmes scolaires« .

Le quotidien va même plus loin en se demandant si « de report en report » le texte ne finira pas par « être vidé de sa substance ». Le Premier ministre en tout cas, après avoir affirmé que la réforme des rythmes scolaires était une « bonne réforme » a indiqué avoir « entendu les remarques de bonne foi venant des élus. Ainsi, le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus ». Ce sont les propos qu’il a tenus hier lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, sans toutefois donner plus de précisions quant à la façon dont il assouplirait la réforme…

Une réforme décalée jusqu’à quel point ?

Cette réforme, appliquée à ce jour par 17% des communes, a déjà été décalée en 2013 par François Hollande, et devait normalement être généralisée en septembre prochain. Alors qu’en sera-t-il ? Le ministère de l’Education nationale, cité par L’Express, soutient de son côté que « l’assouplissement de la réforme ne remet pas en cause [son application] à la prochaine rentrée. De même, le décret ne sera pas modifié« .

Le ministre de l’Education, Benoît Hamon, est en tout cas confronté à la « difficile équation des rythmes scolaires«  pour Le Monde.

Car la grogne demeure : l’Association des maires de France (AMF) continue de « faire pression pour que le gouvernement revoie sa copie » indique ainsi Le Figaro.

Le président de l’AMF a en ce sens demandé au Premier ministre, suite à son discours à l’Assemblée nationale, de « respecter la volonté des communes qui souhaitent décaler la réforme jusqu’à ce que l’État soit capable de la financer ».