Le site e-orientations s’est penché sur les diplômes des 16 ministres du gouvernement Valls, qui vont de la licence à l’ENA.

Trois énarques

En ce qui concerne les diplômés de grandes écoles, Laurent Fabius (ministre des Affaires étrangères et du Développement international) est un ancien de l’ENA, dans la promotion François Rabelais (1971-1973). Michel Sapin (ministre des Finances et des Comptes publics) et Ségolène Royal (Ecologie, Développement durable et Energie) sont aussi énarques, dans la célèbre promotion Voltaire (1978-1980), dont est également issu François Hollande.

Aurélie Filipetti (Culture et Communication) et Marisol Touraine (Affaires sociales) sont normaliennes.

Arnaud Montebourg (Economie, Redressement productif et Numérique) et Najat Vallaud-Belkacem (Droits des femmes, Ville, Jeunesse et Sports) sont diplômés de l’IEP de Paris, et ont tous deux tenté mais échoué au concours de l’ENA. Bernard Cazeneuve est, lui, un ancien de l’Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux.

Quatre agrégés

Laurent Fabius, Marisol Touraine et Aurélie Filipetti sont en outre titulaires de l’agrégation, de même que Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et agrégé en histoire contemporaine.

Une majorité de ministres sont titulaires d’un diplôme de niveau master de l’université (maîtrise ou DEA) : Christiane Taubira (Justice), Stéphane Le Foll (Agriculture, Agroalimentaire et Forêt, et porte-parole du gouvernement), Marilyse Lebranchu (Décentralisation, Réforme de l’Etat et Fonction publique), François Rebsamen (Travail, Emploi et Dialogue social), Sylvia Pinel (Logement, Egalité des territoires) et George Pau-Langevin (Outre-mer).

Benoît Hamon, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ne détient qu’une licence d’histoire. Tout comme le Premier ministre, Manuel Valls, qui après avoir obtenu son diplôme à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 1986, s’est très vite lancé dans la politique, en devenant attaché parlementaire de Michel Rocard à 26 ans.