Comment le nouveau ministre de l’Education Benoit Hamon va-t-il s’emparer des réformes engagées par Vincent Peillon, dans le cadre de la refondation de l’école ? Syndicats et associations de parents d’élèves font part de leurs attentes.

La poursuite de la refondation souhaitée

Pour le SE-Unsa, le nouveau ministre doit terminer les chantiers ouverts par son prédécesseur. L’engagement de Benoît Hamon « doit se concrétiser par la poursuite des réformes indispensables à notre système éducatif et le maintien des 60 000 emplois promis lors de la campagne de 2012″, affirme le syndicat dans un communiqué, citant notamment « la définition du socle commun et sa déclinaison dans les futurs programmes ». Il estime également que « l’ensemble des discussions entamées sur les missions et les conditions de travail doivent maintenant se concrétiser ».

Le Snuipp-FSU, quant à lui, rappelle à Benoît Hamon que « la priorité au primaire tout juste amorcée ne doit pas tomber aux oubliettes » et que « de gros chantiers restent encore devant nous : les programmes, la maternelle, la formation continue, l’amélioration des conditions d’exercice du métier, les salaires et les carrières des PE (ISAE…), le réexamen du dossier des rythmes scolaires… ». Le syndicat sollicite d’ailleurs un entretien avec le nouveau ministre.

Du côté des parents d’élèves de la FCPE, on « tient à la poursuite des chantiers engagés par la loi d’orientation et de programmation« . L’association rappelle que « les parents d’élèves ont des attentes fortes sur plusieurs dossiers : les calendriers scolaires, les rythmes dans le second degré, la réforme des procédures disciplinaires, la place des parents et de leurs représentants à travers la définition d’un statut de délégué, la transformation du collège et du lycée, les nouveaux programmes scolaires et la formation des enseignants« .