A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, vendredi 21 mars dernier, la ministre déléguée à la Réussite éducative George Pau-Langevin a détaillé dans une tribune publiée par le Huffington Post les axes de travail du gouvernement pour lutter contre les discriminations raciales à l’école : « Pilier du modèle républicain, l’École a vocation à protéger les enfants de ce mal », souligne la ministre.

L’école de la République n’échappe pas aux préjugés

« L’espace scolaire n’échappe ni aux préjugés véhiculés par la société, ni aux pratiques qui même involontairement sapent le principe d’égalité républicaine », rappelle George Pau-Langevin. « Source d’un espoir d’émancipation et de mobilité sociale, l’École est aussi (…) confrontée à un croissant sentiment de défiance chez des enfants issus de l’immigration qui la jugent injuste et discriminante à leur égard. »

Selon les derniers résultats de l’enquête Pisa de l’OCDE, les élèves français issus de l’immigration sont « au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté », à milieu social équivalent.

Meilleure formation des enseignants en matière de discrimination

Pour y remédier, trois axes politiques « novateurs » ont été fixés par le gouvernement. En premier lieu, « l’affirmation d’une politique de Réussite éducative qui consiste en particulier à soutenir et à mettre en œuvre des actions de soutien personnalisé, de prévention des discriminations et de promotion de l’égalité ». Ensuite, la loi de refondation de l’école « qui affirme clairement les droits de l’enfant », en particulier le devoir de « l’accueillir, quelle que soit son origine ». Enfin, « la refondation de la politique d’égalité républicaine et d’intégration lancée par le Premier ministre », impulsée par une feuille de route adoptée le 11 février dernier.

Ces trois axes de travail s’appuieront sur une meilleure formation initiale et continue des enseignants personnels éducatifs en matière de lutte contre les discriminations, un renforcement de la coopération entre les parents et l’école, la réforme de l’éducation prioritaire, et une déconstruction des « orientations stéréotypées et des mécanismes d’autocensure qui biaisent les parcours scolaires et professionnels ».