L’astronaute français Thomas Pesquet vient d’être affecté par l’Agence spatiale européenne à une mission de 6 mois sur la Station spatiale internationale, fin 2016, ont annoncé hier la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, le directeur général de l’ESA Jean-Jacques Dordain et le président du CNES Jean-Yves Le Gall.  A 36 ans, Thomas Pesquet, plus jeune astronaute européen, est le premier Français à s’envoler pour l’espace depuis 2008, et seulement le 10e depuis le premier vol de Jean-Loup Chrétien en 1982. Son retour sur Terre est prévu en mai 2017.

Une « fierté pour la France »

« L’annonce du vol de Thomas Pesquet représente une grande fierté pour la France, pour son agence spatiale le CNES », a affirmé Geneviève Fioraso.

Le jeune homme s’est dit quant à lui « heureux d’avoir été sélectionné pour cette mission », mais estime que « ce n’est que le début d’une nouvelle étape ». « Je vais avoir beaucoup de travail à fournir et beaucoup à apprendre d’ici mon départ pour la station », a-t-il déclaré.

Un entraînement intensif de 2 ans

Dans une interview accordée à France 24, Thomas Pesquet explique en effet qu’il sera soumis « à un entraînement intense de deux ans », pour « apprendre à bien connaître les différents modules de la station spatiale internationale », s' »entraîner aux sorties spatiales », et améliorer son niveau de russe. « 90% de mon temps va maintenant se dérouler à l’étranger. C’est peut-être l’aspect le plus dur de toute cette aventure : réussir à maintenir malgré tout une vie personnelle stable », a déploré Thomas Pesquet. « En fait, les astronautes ne commencent à souffler qu’une fois qu’ils sont dans l’espace« , a-t-il ironisé.

Le jeune homme a été sélectionné en 2009 parmi 8 330 candidats pour rejoindre l’ESA. Ses missions sur l’ISS porteront « sur les domaines de la recherche sur l’Homme, la biologie, les matériaux ou le développement technologique ».