Orthographe : « les cinq bêtes noires » des Français

Depuis 20 ans, le niveau en orthographe des Français est en chute libre ! Le point sur les enquêtes le montrant, et les erreurs les plus fréquentes commises.

Fautes d'orthographe : connaître ses erreurs pour s'améliorer © Olivier Le Moal - Fotolia.com

Fautes d'orthographe : connaître ses erreurs pour s'améliorer © Olivier Le Moal – Fotolia.com

Les Français ont bien du mal avec l’orthographe. Et pourtant, selon un sondage réalisé par le Projet Voltaire et les Timbrés de l’orthographe, publié au mois de novembre, auprès de 989 Français âgés de 18 ans et plus, 80% s’estiment bons en orthographe et plus d’un quart d’entre eux (26%) affirment même qu’ils ne font « presque pas » de fautes. Mais le constat est tout autre. En effet, lorsque l’on analyse la dernière note à ce sujet (avril 2012) publiée par le ministère de l’Education nationale on s’aperçoit que le nombre de fautes par dictée de niveau CE2 est passé de 10,7 en 1987 à 14,7 en 2007. Ces résultats sont inquiétants : le niveau en orthographe des Français est en chute libre depuis 20 ans alors que 96% pensent que cette matière est importante pour réussir dans sa vie.

De plus, 62% des personnes interrogées (d’après l’enquête réalisée au mois de novembre) pensent que la langue française est difficile, mais 64 % refusent une quelconque simplification. Pourtant, seules certaines fautes nuisent à l’orthographe des Français.

« Chasse-neige » et « quatre-vingts »

Selon le sondage de l’institut Mediaprism pour l’association les Timbrés de l’orthographe, on peut noter « les cinq bêtes noires » des Français : mettre au pluriel un nom composé, comme « chasse-neige », serait la difficulté majeure pour 56% des personnes interrogées, la différence entre futur et conditionnel (34%), le pluriel des nombres (27%), les consonnes doubles (24%) et enfin les participes passés (23%).

Voici quelques méthodes proposées par Atlantico (piochées sur les sites Références, Abord, Orthographe et L’Etudiant) pour s’améliorer :

Le pluriel des nombres. En réalité, la règle à ce sujet est simple : les nombres sont invariables sauf « vingt » et « cent ». Ceux-ci prennent un « s » lorsqu’ils sont multipliés et qu’ils ne sont pas suivis d’un autre chiffre.

Exemple : 80 s’écrit donc « quatre-vingts » alors que 83 s’écrit « quatre-vingt-trois » ; 160 donne « cent soixante » et 400’ s’écrit « quatre cents ».

Différence entre le futur et le conditionnel. Parfois, il est difficile de distinguer le futur « ai » du conditionnel « ais ». Pour reconnaître le temps, remplacez par la première personne du pluriel (ou la troisième du singulier), la différence sera alors bien plus évidente.

Exemple : « je devrais ou je devrai (aller chez ma mère) ? A la première personne du pluriel cela donnerait : « nous devrions (aller chez ma mère) donc on écrira je devraiS (et non pas : nous devrons – futur –, je devrai).

Pour voir l’ensemble des règles.

Appliquer ces règles est la première étape. Se préparer à la certification Voltaire, cer­ti­fi­ca­tion offi­cielle en ortho­graphe, qui découle du Projet Voltaire, est l’une des meilleures solutions pour ne plus commettre des fautes d’orthographe.

Le Projet Voltaire : un outil efficace

Projet Voltaire

Le Projet Voltaire repose sur une équipe d’experts rassemblant des compétences de très haut niveau en orthographe et en pédagogie. C’est un service en ligne d’entrainement à l’orthographe qui prend une ampleur de plus en plus importante. Celui-ci permet de tester le niveau de maîtrise des difficultés de la langue française et d’essayer d’obtenir au même titre que le Toefl et le Toeic en anglais, une certification officielle en orthographe. S’adressant aux entreprises, aux particuliers comme aux universités et écoles, le certificat Voltaire, valable 4 ans, permet donc de justifier de son niveau lors d’un entretien d’embauche.

Grâce à un système de points délivrés par courrier, le candidat pourra déterminer son niveau et savoir quelles aptitudes sont acquises. Enfin, selon les compétences de chaque candidat, le Projet Voltaire propose un parcours d’entraînement par niveaux qui, selon Pascal Hostachy, responsable du Projet Voltaire, cité par l’AEF, « s’adapte en permanence au profil de l’utilisateur« .

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