Dans un rapport publié mercredi, l’IGENIGAENR, l’IGAS et l’IGA jettent un regard critique sur les « obstacles qui entravent le développement de l’apprentissage« , au-delà des aspects financiers.

Une mauvaise réputation auprès des parents et des enseignants

Selon les inspections, ce mode de formation souffre notamment d’un déficit d’image « attaché à la voie professionnelle et aux métiers manuels », aux yeux des élèves et de leur famille, mais aussi « des enseignants eux-mêmes ». Le rapport explique que « l’apprentissage n’a pas réussi, malgré les politiques volontaristes dont il a fait l’objet depuis de nombreuses années, à se construire une image de formation de qualité au sein du système éducatif », l’orientation vers l’apprentissage se faisant souvent « par défaut ».

Découverte obligatoire de l’apprentissage au collège

Pour revaloriser l’apprentissage, qui « représente près de 8 milliards d’euros et assure la formation de 436 000 apprentis » chaque année, le rapport préconise d’informer les élèves sur cette voie dès le collège. Les inspections recommandent de rendre « obligatoire la participation de tous les collégiens à, au moins, une session de découverte de l’apprentissage (visite de CFA, rencontre avec des apprentis […]) », et de les informer sur ce mode de formation « dans le cadre de mini-stages de découverte professionnelle« .

Renforcement du préapprentissage

Elles souhaitent également « une activation plus forte des différents dispositifs de ‘préapprentissage‘ sous statut scolaire ». En effet, il leur « semble indispensable de mieux préparer les élèves à intégrer la voie de l’apprentissage par des modules et des actions ciblés et proposés en amont ». Le rapport déplore que ces dispositifs se soient « développés, voire succédés ces dernières années, sans jamais rencontrer un réel succès, à l’image des […] DIMA« .