« Guère débordés », les fonctionnaires sont « les champions du deuxième job », titre un article paru dans le numéro de mars de Capital. Selon le magazine, « des dizaines de milliers d’agents publics ont assez de temps libre pour occuper un emploi parallèle », alors que « le chômage grimpe et que l’Etat doit faire des économies ». Il cite notamment les enseignants, indiquant que 15 % d’entre eux donnent des cours particuliers.

Les enseignants, « les mieux lotis » des fonctionnaires

S’il reconnaît tout de même que des milliers de fonctionnaires, dans « les tribunaux et les écoles primaires, triment du matin au soir avec un zèle et une énergie méritoire », l’article pointe du doigt la durée effective du travail des agents publics, « plus faible que dans le privé », et stigmatise en particulier les enseignants, « encore mieux lotis ». Les enseignants de collège et de lycée « ont peu d’heures de cours à assumer », et « ils disposent d’énormément de vacances« , souligne Capital. Une affirmation qui devrait faire grincer des dents beaucoup de professeurs, qui se battent pour la reconnaissance de leur temps de travail invisible.

Mais un niveau de salaire faible

Toutefois, le magazine économique souligne que le nombre élevé d’enseignant dispensant des cours particuliers est probablement lié à leur niveau de rémunération. « Leurs salaires sont vraiment faibles par rapport à leur niveau d’études : les certifiés commencent à 1 600 € brut par mois et finissent au mieux à 3 600″, indique-t-il. « Résultats, beaucoup donnent des cours particuliers ». 42 % du soutien scolaire serait en effet assuré par des profs. D’après le leader d’Acadomia, cité par le magazine, « c’est d’autant plus facile qu’ils ont les élèves sous la main ».