Si les smartphones des élèves sont depuis quelques temps bannis des salles d’examen pour éviter toute tentative de triche, l’interdiction doit-elle être étendue aux téléphones des examinateurs ? C’est ce que réclame un Drômois de 19 ans, Manuel Chatain, dans une lettre adressée mi-février aux ministres de l’Education nationale Vincent Peillon et de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

De fausses informations sur Internet

Le jeune homme estime en effet avoir été victime d’une injustice lors d’une épreuve orale du bac agricole 2013. L’un des examinateurs « a utilisé son téléphone pour vérifier un de mes propos et me contredire », explique Manuel Chatain, cité par le Monde. « Or, il s’avère que l’information qu’il a trouvée sur Internet était erronée ! » Il conteste donc la réponse du jury.

Le jeune homme dit avoir été « déstabilisé par cette confrontation ». « Cela m’a valu en partie la note de 8/20 », estime-t-il. Une note bien inférieure à celle obtenue lors de l’épreuve du bac blanc.

L’utilisation des smartphones « préjudiciable pour les candidats »

Malgré cette note, le jeune homme a obtenu son bac, mais dénonce maintenant auprès des ministres « ce droit révoltant qu’ont les examinateurs d’utiliser leur téléphone portable« , qui peut être « préjudiciable pour les candidats ».

Dans les textes, il est simplement indiqué que le jury doit adopter un comportement « susceptible de mettre le candidat en confiance ». Le ministère de l’Agriculture, qui estime qu’il n’y a pas à revenir sur ce dossier, n’a pas jugé nécessaire « d’apporter des précisions ».