Le Snuipp-FSU, principal syndicat des enseignants du primaire, a présenté, lors d’une audition du Conseil supérieur des programmes, sa participation pour la refondation des programmes de maternelle.

Redéfinition de l’apprentissage du langage

Le syndicat estime que la maternelle ne doit être « garderie, ni ‘petit CP' », et ne doit pas « anticiper de manière prématurée les apprentissages ». Pour lui, elle « doit à la fois stimuler le développement langagier, moteur, sensoriel, intellectuel et culturel des élèves et les préparer à s’adapter et à réussir à l’école élémentaire ». Les nouveaux programmes doivent donc présenter « des évolutions significatives dans plusieurs champs ».

Le Snuipp souhaite notamment que l’apprentissage du langage, « grande priorité de l’école maternelle« , soit repensé. Les activités motrices, sensorielles et artistiques, « reléguées au second plan », doivent être selon lui revalorisées, en dégageant du temps pour « des activités de manipulations, d’expérimentations, de découvertes et de jeu ». Il préconise également de redéfinir le domaine « Devenir élève », perçu comme « comme le signe de la volonté institutionnelle de primariser l’école maternelle« .

De premiers ajustements des programmes dès 2014 ?

La mise en oeuvre des nouveaux programmes de maternelle, qui devait débuter à la rentrée 2014, a été repoussée à la rentrée 2015. La réaction du Snuipp-FSU face à ce report avait été mitigée. « Nous voulions avancer assez vite et traiter dans le même temps les rythmes scolaires et la réforme des contenus », avait assuré Sébastien Sihr, son secrétaire général, dans le Figaro. Toutefois, le syndicat aurait obtenu du ministre certains aménagements dès la rentrée 2014. « Un premier toilettage des programmes Darcos sera possible », selon Sébastien Sihr.