La réforme des rythmes scolaires, instaurée par le décret Peillon, marque le retour à la semaine de 4,5 jours dans le primaire. Cette mesure, effective depuis la rentrée scolaire 2013, a été établie dans 17% des communes. Elle devra en principe s’appliquer dans toutes les écoles dès septembre 2014.

« Nous ne lâcherons pas »

« Nous voulons l’abrogation de cette réforme et nous ne lâcherons pas ! », a déclaré Pierre Morel-A-l’Huissier. Le député-maire UMP de Fournel est le premier maire à avoir déposé un recours au Conseil d’Etat contre la réforme des rythmes scolaires. Selon lui, 120 députés soutiennent sa démarche.

Lundi, le maire de Janvry, Christian Schoettl, souhaitait également déposer un recours « dans les prochains jours ». Il indique que 2.500 communes ont délibéré pour refuser de mettre en place la réforme. « C’est du jamais vu », a-t-il ajouté, affirmant que « ce n’est pas une mesure anti-gouvernementale d’opposition, mais de bon sens ». « Le décret d’application sur la réforme des rythmes scolaires viole le principe de libre administration des collectivités territoriales” a-t-il souligné.