La sénatrice PS de Gironde et rapporteure de la mission d’information sur les rythmes scolaires, Françoise Cartron, a dénoncé hier la complexité des dossiers CAF à remplir par les maires.

Des taux de recours plus faibles que prévu

« En Gironde, la CAF a indiqué lors d’une réunion de l’AMF départementale que les taux de recours ont été plus faibles que prévus », a déploré hier la rapporteure lors de l’audition de Daniel Lenoir, directeur général de la Cnaf, par la mission d’information sur les rythmes scolaires. « Pourquoi ces taux de recours sont plus faibles ? Parce que trop de maires refusent de remplir les dossiers. C’est trop complexe », a-t-elle estimé.

Des accusations que n’a pas réfutées Daniel Lenoir. « lls ont raison », a-t-il répondu. « On demande beaucoup trop de choses ce qui alourdit inutilement [la procédure] et décourage ». Il a annoncé qu’un « système de questions réponses, reprenant les questions que se posent les maires » va être mis en place sur le site de la Cnaf.

Les élus vont être consultés

Pour le directeur des politiques familiales et sociales à la Cnaf, Frédéric Marinacce, « la réforme des rythmes a ajouté de la complexité à la complexité en ajoutant un cadre dérogatoire ». Il a toutefois promis de « simplifier » certaines prestations (dont celles qui financent le temps périscolaire hebdomadaire créé par la réforme des rythmes).

Jean-Louis Deroussen, le président de la Cnaf, a quant à lui annoncé son intention de consulter les élus. Aussi bien ceux qui ont adopté la réforme en 2013, pour « savoir quelles ont été les difficultés de mise en œuvre, de fonctionnement [et] les bonnes idées », que ceux qui l’appliqueront en 2014 pour « recueillir leurs attentes ».