Christian Schoettl, maire de la petite commune de Janvry, dans l’Essonne, va déposer dans quelques jours un recours au Conseil d’Etat « contre le refus du pre­mier ministre d’abroger le décret sur les rythmes sco­laires« .

« Entre le 20 et 22 février notre avocat adressera un mémoire visant a faire abroger ce décret, déjà au conseil d’état », écrit l’élu sur son blog. « Mon petit doigt me dit que certains se sont forgés une opinion et que cela ne sera pas facile », ironise-t-il.

Le maire de Janvry espère démontrer « que le décret a des défauts de léga­lité », soulignant qu' »un décret contraint a obérer substantiellement un budget communal » bafoue « le principe de libre administration des communes« . Christian Schoettl estime à 2 500 le nombre de communes refusant de mettre en place la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014, du « jamais vu ».

Le Conseil municipal de Janvry avait voté en octobre dernier une déli­bé­ra­tion inti­tu­lée « Rythmes sco­laires : c’est non ! ». La pré­fec­ture de l’Essonne avait saisi la jus­tice admi­nis­tra­tive pour faire annu­ler cette déci­sion, avant d’abandonner son action quelques temps après. « Devant le risque évident de nous per­mettre de démon­trer que le décret sur les rythmes sco­laires est illé­gal, l’état recule », s’était réjouit le maire de Janvry.