Pour Vincent Peillon, les enseignants de zone d’éducation prioritaire veulent « du temps » plutôt que « de l’argent ». Le ministre de l’Education nationale visitait jeudi le collège Anselme-Mathieu d’Avignon, appartenant à l’un des premiers réseaux REP+ mis en place à la rentrée prochaine.

Lors de cette visite, relatée par l’Express, les enseignants ont présenté au ministre diverses réalisations de leurs élèves (exposition photo, CD de musique), qui ont enthousiasmé le ministre.  « Mais où trouvez-vous l’argent pour faire tout ça? », s’est-il même étonné. Une enseignante a avoué utiliser son « matériel personnel ». « On bricole beaucoup » a poursuivi le principal, qui n’a toutefois pas souligné le manque de moyens mis à sa disposition.

Après avoir félicité le « dévouement » de l’équipe enseignante, le ministre a donc estimé que « ce que demandent les professeurs, ce n’est pas de l’argent, c’est du temps, et c’est ce que nous allons leur donner. Avec les dispositifs REP+ , ils auront plus de temps de concertation ».

Pour Vincent Peillon en effet, « le système scolaire qui marche le mieux est celui qui donne le plus de confiance aux élèves; et l’estime de soi, la confiance, c’est ce que la pratique artistique permet de développer ».