Jeff Isaacson Eveleth-Gilbert Junior High

Jeff Isaacson lors d'une cérémonie au collège Eveleth-Gilbert (Minnesota), où il est professeur de science. (capture d'écran YouTube/Mesabi Daily News)

Peu connu hors du Minnesota, Jeff Isaacson, 30 ans, n’en est pas moins vice-capitaine de l’équipe olympique américaine de curling, ce sport cocasse parfois appelé « pétanque sur glace ». En temps normal, il est également professeur de SVT en collège.

Jeff Isaacson reconnaît qu’il n’est pas facile de combiner l’enseignement avec sa passion pour le sport de haut niveau. Il rentre souvent de compétition tard le dimanche soir, ou tôt le lundi matin, parfois avec juste assez de temps pour se changer avant les cours. Pendant qu’il participe aux Jeux, un professeur retraité assure son remplacement. Il va manquer d’autres journées de classe pour la compétition nationale des Etats-Unis début mars.

« Travaillez dur, de bonnes choses vous arriveront »

Titulaire d’un baccalauréat avec mention, de deux licences et d’un master, Jeff Isaacson attribue une grande part de son succès « à l’école », où il s’est efforcé d’être « une bonne personne » et de participer à de nombreuses activités. « Travaillez toujours dur, et de bonnes choses vous arriveront », a-t-il assuré aux élèves du collège, lors d’une cérémonie d’au-revoir organisée en son honneur.

Il a également rappelé aux élèves que l’important aux Jeux olympiques « n’était pas de gagner » mais de participer, et que « l’effort » était plus important que « le triomphe ». Il sait que sa discipline ne lui rapportera jamais assez d’argent pour en vivre : les joueurs de curling doivent souvent payer eux-mêmes leur transport et leur hébergement, les sponsors sont moins nombreux que pour d’autres sports davantage médiatisés.

Une première victoire pour son équipe

L’équipe américaine a été battue lors des phases préliminaires par la Norvège puis la Chine, mais a remporté ce mercredi une première victoire contre le Danemark.

En France, le curling ne compte que 250 à 350 licenciés répartis dans une vingtaine de clubs, souvent contraints de s’entraîner dans des patinoires pour hockey sur glace, par manque d’infrastructure dédiée. Ce sport méconnu ne bénéficiera pas d’une grande publicité aux Jeux olympiques de 2013, car l’équipe française n’a pas réussi à se qualifier.