Selon le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, le gel de l’avancement des fonctionnaires est bien une piste étudiée par le gouvernement pour économiser 50 milliards d’euros d’ici 2017.

« Je sais que c’est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures pour ensuite nous en faire la proposition au Premier ministre, au président de la République et à la majorité, a-t-il déclaré hier sur LCP. Je ne dis pas que c’est niet, je dis que je veux voir les mesures concrètes, totales, pour pouvoir ensuite décider, pour pouvoir voir les répercussions […]. Je dis d’ores et déjà ici que dans la fonction publique, dans toutes les fonctions publiques, je serai attentif aux fonctionnaires qui sont aujourd’hui les plus modestes ».

D’après le Figaro, Bruno Le Roux se serait rétracté après l’émission, affirmant « qu’il y a des sujets qui sont sur la table dont peut-être celui-là » et se disant « défavorable » à la mesure.

Interrogé sur Europe 1, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a démenti l’étude d’une telle mesure. « Ce n’est pas vrai ! Pourquoi annoncer de fausses nouvelles? […] On n’est pas dans le concours Lépine des économies. […] Je suis le premier ministre qui, avec Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique, engage des discussions avec les fonctionnaires, pour voir comment on peut améliorer leurs perspectives de carrière. Et donc je ne suis pas favorable à la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires », a-t-il déclaré.

Le gel de l’avancement automatique des fonctionnaires avait été évoqué par Vincent Peillon au cours d’un déjeuner il y a 2 semaines, selon un journaliste présent au repas. Ce dernier avait maintenu ses propos après un démenti officiel du ministre de l’Education nationale.