mammouth laineux

Reconstitution d'un mammouth laineux au musée royal de Victoria, Canada. (photo Flying Puffin/CC/Flickr)

D’après une étude portant sur la végétation durant 50.000 années d’ère glaciaire, les fleurs sauvages étaient nombreuses à prospérer, malgré les vastes couches de glace qui recouvraient une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie.

Un paysage très coloré

Les scientifiques ont longtemps pensé que la flore de la dernière ère glaciaire devait être une steppe presque exclusivement composée d’herbe. L’examen des intestins de mammouths laineux, rhinocéros laineux, bisons et chevaux vivant à cette époque a révélé une plus grande diversité de la flore, avec de nombreux graminées, arbustes et fleurs sauvages.

« Près de la moitié des plantes ingérées étaient des fleurs sauvages« , indique Joseph Craine, professeur de biologie à l’Université d’Etat du Kansas, qui a participé aux analyses. « Alors, au lieu d’un morne écosystème à base d’herbe, on a soudain un système très coloré. »

La disparition des mammouths ne serait pas due aux hommes

« Il y a toujours eu des débats sur le fait qu’une région si froide ait permis à des animaux aussi gros [que le mammouth laineux] de subsister », poursuit Joseph Craine. « Maintenant, nous savons qu’ils passaient beaucoup de temps à manger des fleurs sauvages, qui contiennent davantage de protéines que l’herbe », un régime plus riche qui leur a permis de survivre jusqu’à 10.000 ans avant notre ère.

Leur disparition progressive coïncide avec l’apparition des premiers hommes, et certains scientifiques estimaient que l’espèce a disparu à cause d’une chasse intensive des hommes. En réalité, leur disparition serait due à la raréfaction des plantes qui composaient l’essentiel de leur alimentation.