Les discussions autour du statut des enseignants, démarrées en novembre par Vincent Peillon, pourraient bientôt déboucher sur un accord, d’après Les Echos. Le ministre de l’Education nationale doit en effet présenter mercredi prochain sa réforme aux syndicats, pour obtenir leur validation définitive.

Une meilleure reconnaissance du travail hors cours

Le nouveau texte va moderniser les décrets de 1950 définissant les obligations réglementaires de service des enseignants (ORS). Il ne s’attaquera pas au temps de présence devant élèves (18h pour un certifié et 15h pour un agrégé), mais prendra mieux en compte le travail effectué en dehors des heures de cours : rencontrer les parents, travailler en équipe, assister aux conseils de classe…

Il introduira aussi de nouvelles mesures sur le paiement des heures, comme l’attribution d’une compensation à tous les enseignants de 1ère et terminale (classes à examen), réservée jusqu’ici à quelques disciplines.

De la « transparence » sur le paiement des heures

Pour Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA, « le nouveau texte ne va pas changer grand chose pour le travail des enseignants, ni pour les parents d’élèves. Mais, sur le mécanisme de paiement des heures, il instaure de la transparence ».

Selon Les Echos, les syndicats devraient normalement être favorables à la réforme proposée. Mais tenteront sans doute d’exprimer des revendications, comme le Snes, qui réclame un allègement de service pour tous les professeurs qui enseignent sur deux établissements.

Toutefois, selon un article publié dans Les Echos le mois dernier, il semble que la mise en oeuvre de la réforme ne soit pas prévue avant la rentrée 2015. La réforme du statut des professeurs de prépa, sujette à polémique, sera traitée à part.