Malgré le dispositif « ABCD de l’égalité » expérimenté dans 275 écoles et approuvé par  53% des Français, certains pensent que le chemin est encore long dans la lutte pour l’égalité des sexes. En effet, les stéréotypes contribuent à freiner la marche vers l’égalité : disparités dans le parcours scolaire, dans les activités culturelles et dans le sport… Bien que l’école ait pour objectif de déconstruire les stéréotypes entre les filles et les garçons, en EPS tout n’est pas si simple… Les garçons s’imposent par une certaine autorité physique alors que les filles sont souvent considérées comme le sexe faible. Cette hiérarchie des sexes indiquant que les garçons sont plus forts que les filles, agit fortement sur la pratique des professeurs d’EPS : « les garçons dominent le jeu en sports collectifs », « les garçons prennent plus de risques dans les activités », « les filles préfèrent la danse », estime Jérémie Tune (pro­fes­seur d’EPS), cité par Le Monde.

La tâche de l’enseignant est alors de traiter didactiquement l’égalité des sexes, en ayant comme objectif de permettre aux garçons et aux filles d’apprendre ensemble dans un contexte de mixité sociale, et ce malgré une discipline scolaire à forte connotation masculine, souligne t-il.