Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU / Europe 1

Frédérique Rolet, porte-parole du SNES-FSU / Europe 1

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, nourrit « de fortes inquiétudes » pour la rentrée 2014, a a indiqué Frédérique Rolet, cosecrétaire générale, lors d’une conférence de presse hier.

« Le second degré connaît une augmentation démographique importante » et « il y a moins de 1 000 emplois qui peuvent être consacrés à l’accueil de ces élèves et à l’amélioration des conditions d’études », a-t-elle expliqué. En effet, la plupart des postes créés par Vincent Peillon à la rentrée seront consacrés au rétablissement de la formation initiale des enseignants. Pour Frédérique Rolet, c’est « évidemment nécessaire, mais nous pensons que le gouvernement a sous-estimé les prévisions démographiques et donc le nombre d’emplois à créer ».

La cosecrétaire générale dénonce également le paradoxe rencontré dans l’éducation prioritaire, où des collèges en difficulté « perdent des moyens pour la rentrée 2014 […] parce qu’on a besoin de redistribuer ailleurs des moyens pour des établissements qui connaissent un fort afflux d’élèves », alors que « Vincent Peillon vient d’annoncer un grand plan » de refondation.

Pour le syndicat, qui juge que la loi « ne change absolument rien au quotidien professionnel des enseignants », l’ISOE (« indemnité d’orientation et de suivi des élèves ») doit être doublée.