Environ 88 % des communes n’ayant pas appliqué la réforme des rythmes en 2013 « ont élaboré leur pro­jet et l’ont trans­mis à l’administration de l’Education natio­nale sans aucune dif­fi­culté » pour la rentrée 2014, affirmait Vincent Peillon hier à l’Assemblée. Le ministre de l’Education nationale répondait à une question du député UMP Jacques Lamblin sur la réforme des rythmes.

En revanche, « 5,6% des com­munes […] ont refusé pour des rai­sons de prin­cipe de le faire » et « 6% de com­munes ren­contrent des dif­fi­cul­tés réelles », a admis Vincent Peillon. Les communes se heurtent notamment à des problèmes de financement des activités périscolaires.

Plus d’un an après la publication du décret, la réforme des rythmes scolaires continue de faire polémique. Plusieurs maires, réunis en collectif, ont fait part de leur intention de boycotter la réforme en 2014.

Fin novembre, l’Etat avait saisi la justice administrative pour faire annuler la décision du Conseil municipal de Janvry, dans l’Essonne, de ne pas appliquer la réforme des rythmes en 2014. L’action avait finalement été abandonnée, un « aveu de fai­blesse » de l’Etat, pour le maire Christian Schoettl.