« Théorie du genre » : halte aux rumeurs infondées

Des articles et des documents de désintox dissèquent les rumeurs affirmant qu'une "théorie du genre" serait enseignée à l'école.

Sur lemonde.fr, deux articles s’efforcent de démonter les « intox » des opposants à la supposée « théorie du genre » qui serait enseignée à l’école.

La théorie du genre n’existe pas

Tout d’abord, il n’y a pas de théorie du genre : il s’agit d’un amalgame trompeur entre les gender studies ou « études de genre » originaires des Etats-Unis (études des inégalités hommes-femmes dans le milieu universitaire), et la volonté politique du gouvernement français de lutter contre les inégalités hommes-femmes, dans la continuité des gouvernements précédents.

Depuis 1989, l’école a entre autres pour rôle de favoriser l’égalité homme-femme, et donc de sensibiliser les élèves aux rôles sociaux de l’homme et de la femme. Mais elle n’enseigne aucune « théorie du genre ».

Pas de sex toys en classe

L’Education nationale n’encourage pas plus les élèves à la masturbation, et ne propose pas d’utiliser des sex-toys comme matériel pédagogique en classe, comme certaines rumeurs le prétendent. De même, le livre Papa porte une robe existe bien, mais il ne figure pas au programme de primaire. Ces rumeurs sont alimentées par les « militants proches de l’extrême droite qui ont monté un « jour de retrait de l’école » ».

Le ministère des Droits des femmes a également publié un document de « désintox » sur les ABCD de l’égalité, un programme pédagogique de sensibilisation aux inégalités homme-femmes. Celui-ci ne visant notamment ni à « supprimer la différence des sexes », ni à « influencer la sexualité des enfants ».

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1 commentaire sur "« Théorie du genre » : halte aux rumeurs infondées"

  1. Pedro CORDOBA  7 février 2014 à 15 h 13 min

    Les signataires de cette pétition défendent leur pré carré, les « études de genre » qu’ils opposent à une « théorie du genre », invention des ligues factieuses.
    1. La théorie du genre n’est pas une invention de l’extrême-droite. On trouve sur Academia.edu 384 universitaires sous la bannière Gender Theory. Ce ne sont pas des lobbies intégristes qui leur ont attribué une spécialité imaginaire. Ils ont eux-mêmes défini ainsi la nature de leurs travaux.
    2. La théorie du genre existe mais elle remonte aux années 80 et elle a été totalement ringardisée par le Queer. Il y a 384 universitaires qui se réclament de la Gender Theory dans Academia.edu. Mais ils sont 11 911 à s’autodéfinir comme théoriciens du Queer ! Partisans et adversaires de la théorie du genre en France ont simplement 30 ans de retard.
    3. Les « études de genre » sont fondées sur la « théorie du genre », bien sûr. Elles rassemblent 95219 universitaires sur Academia.edu. La disproportion entre « théorie du genre » et « études de genre » est donc gigantesque, c’est sans doute pour cette raison que les promoteurs de la pétition peuvent dire, en toute bonne foi, que la « théorie du genre » n’existe pas. En revanche, les Queer Studies ne regroupent que 5820 universitaires et chercheurs, beaucoup moins que la Queer Theory. Comment expliquer tout cela ? Les théoriciens du genre sont des « philosophes » et il y a plus d’historiens que de philosophes de l’histoire, plus de physiciens que de philosophes de la physique, etc. D’autre part les spécialistes des études de genre ont constitué de puissants lobbies transdisciplinaires, ils ont conquis des départements, des labos, des revues, etc., et surtout ils s’auto-recrutent, fonctionnant désormais en vase clos et n’ayant plus le moindre besoin de légitimer leur existence en ayant recours à la théorie du genre. Quant aux anciens théoriciens du genre, ils se sont reconvertis en théoriciens du queer qui est plus rock ‘n roll. Peu d’études queer en revanche, à cause précisément du militantisme queer qui ne fait pas bon ménage avec la quiétude propre aux études universitaires.
    4. L’ABCD de l’égalité n’est pas la théorie du genre, qui est totalement dépassée et que les profs du primaire seraient bien incapables d’enseigner. C’est une tentative totalitaire de rééducation fondée sur la théorie du genre et sur la pratique comportementaliste. Totalitarisme baignant dans les bons sentiments mais totalitarisme quand même car la mission de l’école n’est pas de « changer la société » ou de « forger le genre nouveau » (je n’ose pas écrire « l’homme nouveau »). Mais comme les techniques de modification des conduites employées sont, reconnaissons-le, assez bénignes, l’expérience ne peut qu’échouer. Comment l’évaluer d’ailleurs ? Au nombre de filles camionneures et de garçons sages-femmes dans 20 ans ? Attendre que les élèves de maternelle soient adultes pour voir si l’expérimentation a marché et s’il faut la généraliser? Ridicule.Signaler un abus

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