Sur lemonde.fr, deux articles s’efforcent de démonter les « intox » des opposants à la supposée « théorie du genre » qui serait enseignée à l’école.

La théorie du genre n’existe pas

Tout d’abord, il n’y a pas de théorie du genre : il s’agit d’un amalgame trompeur entre les gender studies ou « études de genre » originaires des Etats-Unis (études des inégalités hommes-femmes dans le milieu universitaire), et la volonté politique du gouvernement français de lutter contre les inégalités hommes-femmes, dans la continuité des gouvernements précédents.

Depuis 1989, l’école a entre autres pour rôle de favoriser l’égalité homme-femme, et donc de sensibiliser les élèves aux rôles sociaux de l’homme et de la femme. Mais elle n’enseigne aucune « théorie du genre ».

Pas de sex toys en classe

L’Education nationale n’encourage pas plus les élèves à la masturbation, et ne propose pas d’utiliser des sex-toys comme matériel pédagogique en classe, comme certaines rumeurs le prétendent. De même, le livre Papa porte une robe existe bien, mais il ne figure pas au programme de primaire. Ces rumeurs sont alimentées par les « militants proches de l’extrême droite qui ont monté un « jour de retrait de l’école » ».

Le ministère des Droits des femmes a également publié un document de « désintox » sur les ABCD de l’égalité, un programme pédagogique de sensibilisation aux inégalités homme-femmes. Celui-ci ne visant notamment ni à « supprimer la différence des sexes », ni à « influencer la sexualité des enfants ».