Friandises (Flicks/CC/Mickael Aussem)

Friandises (Flicks/CC/Mickael Aussem)

L’association de lutte contre la maladie d’Alzheimer de Grande-Bretagne et la division anglo-irlandaise de la société Nestlé viennent de lancer une expérience pour faire travailler la mémoire des personnes atteintes d’Alzheimer. En effet, des friandises « vintage » enveloppées dans leurs papiers d’origine datant des années 50 sont proposées à titre expérimental à des patients britanniques. Le but étant de combattre cette maladie en exhumant des souvenirs heureux. « Un objet familier aussi simple qu’un papier de bonbons peut suffire à rappeler des souvenirs qui remontent à des temps heureux. Ils peuvent constituer des outils efficaces pour faire travailler la mémoire des personnes atteintes d’une forme de démence » ont ainsi expliqué les chercheurs britanniques.

Alors que la maladie d’Alzheimer se place au deuxième rang des maladies les plus redoutées, après le cancer, l’Organisation mondiale de la santé a annoncé que, selon ses statistiques, les cas de démence devraient doubler d’ici 2030. De nombreux chercheurs sont alors en quête d’outils de thérapie nouveaux afin de faire travailler la mémoire.

La thérapie par électrochocs supprimerait les mauvais souvenirs

Pendant que certains chercheurs essayent d’exhumer des souvenirs heureux, d’autres préféreront effacer les mauvais souvenirs du cerveau humain.

Ruptures difficiles, agressions ou encore décès d’un proche : nombreux sont ceux qui aimeraient effacer certains mauvais souvenirs de leur mémoire. Le neuro-scientifique de la Radboud University Nijmegen aux Pays-Bas, Marijn Kroes, vient de réaliser une étude qui permettrait de supprimer les mauvais souvenirs grâce à une thérapie par électrochocs qui envoie des impulsions électriques dans le cerveau.

Mais cette méthode ne comble pas tous les scientifiques. Pour Hank Greely de l’université de Stanford, changer ainsi la mémoire peut être aussi utile que dangereux.