« Moins de 10 % » des quelque 4.600 écoles catholiques ont appliqué la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013, a affirmé ce mercredi Bruno Lamour, secrétaire général de la FEP-CFDT, devant la mission commune d’information sur les rythmes scolaires du Sénat.

Le syndicaliste ne s’attend pas à ce que cette proportion augmente beaucoup en 2014, d’autant plus que le décret du 24 janvier 2013 n’oblige pas les écoles privées sous contrat à appliquer la réforme.

« La réforme fera des mécontents dans le public »

Les chefs d’établissement et directeurs diocésains font preuve de « frilosité » par rapport au retour à la semaine de 4,5 jours, car « il y a des craintes que la nouvelle organisation fasse fuir les familles« , indique Bruno Lamour. Le niveau « insuffisant » du fonds d’amorçage sert aussi à certains de « prétexte pour ne pas s’engager ».

Le syndicat FEP soutient pour sa part la réforme, mais l’enseignement catholique est plutôt d’avis que « la réforme fera des mécontents dans le public » et lui attirera donc de nouveaux élèves. Dans ces conditions, « défendre la réforme est un peu difficile » pour Bruno Lamour, qui se demande « combien de temps va-t-on tenir ? ».